Communiqué Président de la FCSMP

By | 18 décembre 2017

 

 

Les mesures scandaleuses sur le bar montrent que les autorités européennes, et par suite françaises, ont prémédité un procès d’intention aux pêcheurs loisir de Manche. Elles n’ont pas contesté des données fausses du CIEM sur les prélèvements  de bars, les autorités se sont révélées même complices d’un procès truqué. Truqué car inquisitorial : le procédé d’un « pifomètre à charge » dans les mains de Bruxelles pour gérer les bars est indigne alors que Paris devait mettre en place un outil de recensement depuis 2012. Truqué, ce procès car orienté :  oublier les propositions européennes et des fédérations de mettre en place une application de suivi, c’est s’autoriser la mauvaise foi !

Les mains libres de tout chiffre objectif, les autorités ont d’ailleurs osé faire assumer une augmentation des prélèvements en 2016, alors que les quotas drastiques avaient nécessairement bridé les pêcheurs amateurs ! C’est digne des procès soviétiques !

Décrédibilisé au sein de la communauté des pêcheurs de loisir, le moratoire risque de déclencher l’équivalent de la prohibition en 1933 : une culture populaire, partagée, de pêche du bar ne pourra pas s’arrêter par une simple injonction sur les rivages de la Manche.

Au-delà du risque de l’irrespect de cette seule mesure, c’est les autorités gestionnaires elles-mêmes qui se montrent en porte-à-faux.  Irresponsables d’abord car déclenchant un choc économique sur un secteur clé de Brest à Dunkerque : la plaisance. Irresponsables encore car la victime de leur injustice,  la communauté indignée des pêcheurs loisirs risque de fragiliser ses liens citoyens : nos bonnets rouges ont de la mémoire !!

Une réaction, une prise en compte des responsabilités est urgente !

Pierre Mahieu

Président Fédération Chasse sous Marine Passion

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8 thoughts on “Communiqué Président de la FCSMP

  1. ruiz

    Bonjour et merci pour votre engagement. La commission européenne nous a balayé d’un revers de main mais on s’en souviendra.
    quand on sait les dégâts que fait la pêche pro , ce qu’elle a fait par le passé et que c’est nous qui sommes sanctionnés , c’est tout simplement honteux .
    Peut on espérer qu’ils se baseront sur de vrai chiffres dans 3 mois pour espérer renverser la vapeur ?

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  2. YoannR

    Merci de votre soutien. Nous ne savons pas si nous réussirons à bouger les lignes et faire entendre justice pour les plaisanciers, mais on se bat actuellement pour.

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  3. Allain Pascal

    En tous points d’accord avec vous, aujourd’hui je me pose la question de savoir si on protège une espèce ou un chiffre d’affaire… J’ai le sentiment que les différents groupes impliqués dans la pêche récréative ne se manifestent plus et même qu’ils se satisfassent du sacrifice du 49ème… il vaut mieux couper la main que le bras entier!!.. insistons donc sur un quota raisonnable sur tous les secteurs (1/jour) et interdisons la pêche du 1er décembre au 31 mars..

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  4. LE GALL

    bonsoir,attristé de cette décision irresponsable,nous avons tous fait des efforts pour le respect de la capture du bar et voilà notre récompense ,des malfrats que nous sommes!honte à eux,a quand les bonnets rouges de la pêche loisirs?Merci à vous qui vous démenez pour la survie de notre passion.Vive la résistance citoyenne

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  5. YoannR

    Oui, comme vous le soulignez, cette décision est à la fois scandaleuse et injuste pour les plaisanciers.

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  6. ERIC BROCAL

    Bonsoir, d’autant plus scandaleux que dans le même temps ils vont autoriser l’extension de la pêche professionnelle électrique. C’est une honte de faire porter le bonnet aux simples pêcheurs de loisir pour un prétendu appauvrissement des ressources sans données vérifiées. Il est temps que les bureaucrateseuropéens fassent un peu de terrain.
    RESISTANCE !

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  7. Freevan

    bonsoir, juste un petit commentaire sur l’Europe. L’Europe dans la plupart de ses décisions n’est autre que la somme des États Membres. Si la Commission et/ou le parlement (nsp de quelle ‘chambre’ est issue la mesure) ont pris cette décision regrettable, c’est qu’elle a été suivi et/ou inspirée par les États Membres. C’est donc à commencer par notre représentant du ou des ministères impliqué(s) que se trouve la responsabilité. Ceci dit, merci pour votre travail. Et oui, c’est honteux que bien des décisions soient pris sans plus de sérieux, d’équité. Il faut cependant garder à l’esprit qu’il est de la responsabilité de la Commission/Ministère de prendre des décisions de management, c’est à dire considérant non seulement les données scientifiques mais aussi d’autres entrées comme les aspects sociétaux, l’économie, etc. Ce n’est pas une agence scientifique indépendante. Comprendre le fonctionnement et les responsabilités est important. Ne tombons pas dans le populisme et restons passionnés et scientifiques…

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  8. YoannR

    Bonjour Freevan,

    Merci de ton commentaire. Nous connaissons bien les rouages des décisions européennes, puisque nous avons envoyé un représentant fin 2016 devant la commission européenne. Sur cette décision, la commission pêche fait ses préconisations TAC sur la base de multiples avis, y compris scientifiques (CIEM). Mais c’est le conseil des ministres qui tranche. Et c’est bien là le problème, car les enjeux politiques nationaux entrent alors dans la partie.
    Pour rappel, fin 2016 la commission européenne était favorable à la mise en place d’un quota mensuel, mais le conseil des ministres n’a pas validé, l’Angleterre ayant mis son véto (des articles sont disponibles sur notre site si tu souhaites approfondir).
    Cette année, la commission européenne a changé son fusil d’épaule puisqu’elle proposait l’interdiction de prélèvement pour les plaisanciers. Pourtant, lors des assises de la mer, les représentants ministériels étaient réceptifs à l’idée d’un quota mensuel (c’est l’ajustement de variable entre le 1 par jour et le 0, la virgule en quelque sorte qui nous permettait de faire l’effort demandé). Alain Cadec semblait également favorable (d’ailleurs il se satisfait de la mise en place d’un carnet de prélèvements en test dans les années à venir).
    La difficulté que l’on rencontre, c’est de faire infléchir les décisionnaires, car le lobby de la pêche professionnel est fort, et possède ses entrées depuis des années. D’autre part, prendre des décisions politiques courageuses et ambitieuses vis à vis de la pêche professionelle n’est pas dans l’air du temps. Je pense que d’un point de vue politique, il est plus facile de punir (car il s’agit bien d’une punition) des plaisanciers qui au mieux râleront d’insatisfaction, que de contraindre des professionnels qui au pire soulèveront des mouvements de grève. Et un marin qui manifeste fait plus de dégâts matériels et politiques qu’un pêcheur loisir qui proteste….
    Nous essayons de notre côté, avec des fédérations de pêcheurs loisirs (FNPP par exemple), et à travers des regroupement de fédés, de faire entendre la voix raisonnable des plaisanciers, à l’échelle nationale (réunion DPMA, assises de la pêche plaisance etc…), mais aussi européenne (avec l’aide de l’IFSUA). Mais c’est difficile…

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