Informer le pêcheur loisir :
Alors que l'on propose de mettre en place une déclaration aux affaires maritimes de la pratique de pêche loisir à la ligne, ce qui mettrait tous les pêcheurs récréatifs sur un pied d'égalité face à l'administration, la FFESSM se lance dans l'auto-discrimination (c'est un nouveau concept !) et propose la mise en place d'un permis de chasse sous-marine sans fondement rationnel sous couvert de risibles arguments sécuritaires.
Où se trouve le rapport d'accidentologie mettant en cause l'utilisation de fusils harpons ? Il n'y en a pas, tout simplement parce que la fréquence négligeable d'accidents de ce type n'a jamais donné lieu à l'établissement de statistiques sur le sujet.
En quoi la formation est-elle un gage de sécurité quand le dernier rapport d'accidentologie du crossmed liée à l'apnée nous montre que la bonne moitié des accidents concernent des pratiquants licenciés ou des formateurs....?
Mais nous ne sommes pas dupes et voyons arriver Monsieur Rolland Blanc de loin avec ses gros sabots. Il n'a qu'un seul but avec le permis : Récupérer l'argent que la fédération perdra avec l'arrêt des compétitions qu'elle ne prône (auprès du ministère ) que pour une seule raison qui n'est hélas, pas l'intérêt porté à la protection du milieu marin, comme elle voudrait nous le faire croire.
En effet, il ne s'agit là que de manoeuvres bassement politiques visant à couper l'herbe sous les pieds de la FNPSA (Fédération Nautique de Pêche Sportive en Apnée) organisatrice de rencontres sportives, afin qu'elle ne puisse récupérer le statut de fédération sportive délégataire.
En envisageant, sous prétexte de formation, de faire payer la transmission du savoir des anciens aux débutants avec pour seule finalité de mettre un chèque dans ses caisses, la FFESSM et son comité directeur montrent bien là ce qui n'est plus a démontrer : elle est bien loin de l'esprit fédération sportive et association loi de 1901 car il y a bien longtemps qu'elle est devenu le syndicat des marchands de bulles en conserve, qui exploitent la mer et ne veulent plus la partager s'il n'y pas d'argent à la clé.
La FCSMP est fondamentalement attachée aux valeurs d'équités. Elle considère le chasseur sous-marin comme un pêcheur récréatif parmi d'autres et souhaite que la réglementation soit la même pour tous.
Ainsi, si les compétitions de chasse sous-marine doivent disparaître parce qu'il n'y a pas de légitimité a tuer des poissons pour gagner des médailles il ne serait pas concevable que d'un autre côté les compétitions de pêche en mer gardent leur raison d'être.
D'après l'Ifremer, la pêche récréative en mer concerne 2,5 millions de français dont environs 30 000 chasseurs sous-marins déclarés affaires maritimes qui seraient les seuls à devoir payer un permis, et ce pour satisfaire un caprice de Monsieur Blanc. Nous ne pouvons décemment l'accepter et dans les circonstances le refusons catégoriquement.
Si l'idée d'un permis pour l'ensemble des pêches récréatives doit voir le jour, nous serons alors attentifs à ce que la possibilité soit donnée aux fédérations et aux associations d'usagers
- de participer à la réflexion qui sera menée
- d'avoir un droit de regard sur l'utilisation de l'argent ainsi récolté
- et de contribuer à leur manière à la gestion du milieu et de la ressource.
Comme nous n'en sommes pas encore là, nous sommes prêts à faire un recours en justice face à toute mesure que nous jugerons discriminatoire à notre encontre vis-à-vis des autres pratiques de pêche récréatives.
En attendant, nous vous invitons à signer en masse notre pétition contre le permis payant et à venir régulièrement vous informer sur notre site et participer aux nombreux débats qui animent notre forum . Vous y cotoirez des chasseurs expérimentés prêts à partagers leurs connaissances et apprendrez à leur côté autant sinon plus qu'en passant un examen de pacotille.
Conclusion :
Bien que délégataire, la FFESSM ne se positionne plus en défenseur mais bel et bien en fossoyeur de la chasse sous-marine et il est grand temps qu'une prise de conscience ait lieu chez les nombreux licenciés et autres responsables de la commission chasse pour, soit quitter le navire, soit le renverser !!!!
De notre côté, nous lutterons contre ce CDN et son président pour démontrer en plus haut lieu sa perte de légitimité en tant que représentant officiel de la chasse sous-marine. D'ores et déjà, plusieurs courriers adressés à Monsieur Bignon et de nombreux élus soutenant notre démarche sont prêts à partir. Partout où nous le pourrons, nous mènerons et soutiendrons la défense de notre pratique qui ne l'oublions pas, au regard des 2,5 millions de pêcheurs loisirs en France, reste marginale.
Pascal Mathieu
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