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Une des rares études disponibles sur la chasse sous-marine, celle du Cap Creus, fustige notre pratique et apporte un crédit inespéré aux gestionnaires peu scrupuleux qui souhaiteraient voir disparaître nos usages.
Notre commission environnement s'est penchée sur cette étude et il va sans dire que nos conclusions critiques sont accablantes !
Pour gonfler l’impact de la discipline, cette étude concentre grossièrement toutes sortes de
subterfuges mâtinés tout à la fois d’un zest d’incompétence, d’une poignée de parti
pris et d’une grande plâtrée de méconnaissance globale du milieu marin et de ses usages…
La chasse sous-marine, pêche récréative la plus réglementée dans nombre d’Etats Européens, souffre de lacunes dans l’étude et la documentation de son impact sur le milieu
naturel, laissant libre cours aux a priori et parti-pris à son encontre.
Dans le cadre de la généralisation de la mise en gestion des espaces marins littoraux
(Aires Marines Protégées, Natura 2000, Parcs Nationaux, etc.), il importe de prendre en
compte le plus justement possible les effets de cette pratique, sur la foi d’une bibliographie
passablement maigre.
Ainsi, au cours de concertations d’usage du Parc des
Calanques de Marseille, la FCSMP s’est vue opposer « un contexte scientifique défavorable » et un impact à hauteur de
« 40% de la pêche professionnelle » (GIP com. pers., 2009), devant impliquer de grandes
restrictions d’usage à l’égard des pêcheurs sous-marins.
Le gestionnaire nous renvoya d’un revers de toge vers une étude ayant eu lieu au
Cap Creus, en Catalogne (Zaragoza et Al., 2007) !
Pourtant, une étude IFREMER sur la pêche du
bar (Dicentrarchus labrax) , espèce particulièrement convoitée des chasseurs sous-marins,
semble bien au contraire montrer l’impact minime de la pêche sous-marine vis-à-vis des
prélèvements des pêcheurs professionnels (IFREMER, 2005).
Très récemment, le Tome 1 du Référentiel pour la gestion dans les sites Natura 2000 en
mer (Agence des Aires Marines Protégées, 2009) présente le cas de la chasse sous-marine,
et aborde un point de vue plus contrasté, voir bien moins défavorable à cette activité :
« […] la chasse sous-marine est une activité écologiquement viable car cette activité
seule n’amène pas a une surexploitation des ressources pour la plupart des espèces,
et car cette méthode de pêche est sélective, restreinte aux eaux de faible profondeur,
n’induit pas de prises accessoires, n’utilise pas d’appât, ne cause pas de dommage sur
les habitats, ne nuit pas aux espèces en danger, et ne produit pas de pollution » .
On relèvera cependant la mention de l’étude du Cap Creus dans la bibliographie, sans
aucun doute liée à l’extrait suivant :
« Toutefois, plusieurs autres auteurs déclarent que la pêche sous-marine est un facteur
important pouvant affecter la composition des communautés de poissons ciblés ».
Cette publication, reprise de toutes parts, et attestant, selon les auteurs et gestionnaires la
prenant comme référence, d’un impact conséquent et problématique de l’activité de pêche
sous-marine a attiré notre attention et a fait l’objet d’un commentaire critique par les spécialistes de notre Commission
Environnement, commentaire dont les principales conclusions sont exposées dans la publication téléchargeable ci-jointe !
Bonne Lecture !
Télecharger l'analyse critique FCSMP sur l'étude csm du cap Creus
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