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Ce projet s'inscrit dans le cadre des engagements du Grenelle de l'environnement en faveur d'une gestion durable des ressources du littoral, précise encore le ministère qui rappelle que la mise en place de 10 parcs naturels marins est envisagée à l'horizon 2012.
Outre celui de la mer d'Iroise, déjà créé, les autres parcs naturels marins à l'étude sont ceux des Trois-Estuaires (Nord-Pas-de-Calais et Picardie), de l'estuaire de la Gironde / pertuis Charentais et de Mayotte.
La croissance démographique sur le littoral s'accélère et expose ainsi la mer, espace très particulier, fragile et précieux, à des pressions accrues. Cette situation tend à mettre en péril certaines activités, notamment celles qui vivent des ressources marines. Parallèlement, les usages sur cet espace ne cessent d'évoluer.
Créé par la loi du 14 avril 2006, un parc naturel marin a pour objetif d'apporter des solutions pour prendre en compte la réalité maritime sous tous ses aspects ; le parc naturel marin doit assurer une protection du milieu d'autant plus efficace que ses orientations sont définies et adoptées par les usagers et résidents locaux.
L'arrêté du 6 mars 2007 confie au préfet maritime de Méditerranée et au préfet des Pyrénées-Orientales la conduite de la procédure d'étude et de création d'un parc naturel marin sur la Côte Vermeille.
Dans quel but ?
Un tel parc est seul capable, à grande échelle, à la fois de protéger le milieu marin et de favoriser le maintien et le développement raisonné des activités maritimes.
La mission chargée d'étudier les conditions de création du futur parc naturel marin sous l'autorité des deux préfets va donc s'attacher à construire les objectifs et orientations de ce parc en concertation avec les usagers et les riverains de la mer catalane : communes et autres collectivités territoriales concernées, professionnels de la mer (pêcheurs, plongeurs, transporteurs maritimes, acteurs touristiques...), usagers de loisirs (plaisanciers, pêcheurs, clubs de plongée, chasseurs sous-marins...), gestionnaires des espaces protégés existants sur site, associations culturelles et environnementales, organismes scientifiques locaux...
La mission tiendra compte des échanges constants de part et d'autre de la frontière avec l'Espagne, en matière économique, scientifique ou culturelle. Le projet est donc conduit en étroite concertation avec les voisins catalans du Sud.
Un cadre de trois ans est accordé à la mission pour mener à bien le projet. L'intérêt qu'il représente conduit à souhaiter que le parc soit mis en place rapidement, avec l'adhésion la plus large possible des populations concernées.
Le périmètre du parc sera construit en concertation avec les acteurs locaux. Les objectifs qu'il poursuit pourront faire l'objet d'une concertation avec l'Espagne au-delà des eaux territoriales françaises.
Pourquoi avoir choisi cette région ?
Situé entre mer et montagne, le département des Pyrénées-Orientales est l'un des départements littoraux français les plus riches en espaces naturels. Son climat allie une grande douceur qui favorise l'épanouissement de la flore méridionale, aux violences de la Tramontane, vent catabatique qui vaut au Cap Béar le privilège de figurer parmi les lieux les plus ventés d'Europe.
La mer Catalane est sous l'influence du courant liguro-provençal. Au passage du Rhône, ce courant se charge en particules minérales et organiques qu'il transporte sur le reste de sa course, ce qui explique la turbidité des eaux dans la région. Un peu moins claire, l'eau est toutefois plus riche, pour le bénéfice de la faune et de la flore marines.
Le projet de création de ce parc se situe aux pieds du massif des Albères. Les fonds reflètent la topographie du relief montagneux, ce qui rend la zone particulièrement riche. On trouve ainsi des fonds de soixante mètres à moins de deux kilomètres du rivage au niveau de la Côte Vermeille alors qu'on ne les rencontre qu'à dix kilomètres au large de la plaine du Roussillon. La diversité du milieu offre de multiples possibilités de lieux de reproduction et d'abris, qui favorisent l'intégration et la sédentarisation de plus de 1200 espèces animales et d'environ 500 espèces végétales.
La plaine du Roussillon se prolonge en mer par des zones sableuses propices au développement des poissons plats. Avec la présence des étangs et de plusieurs roches isolées (secs rocheux), cette zone est également très importante pour la reproduction et la croissance de nombreuses espèces. Entre la zone sableuse et la zone rocheuse, les échanges existent, notamment pour certaines espèces de poissons.
La Côte Vermeille est quant à elle caractérisée par des substrats rocheux. La bordure des rochers, appelée « trottoir », est composée d'algues (Lithophyllum) abritant une multitude d'espèces animales et végétales.
Dans les dix premiers mètres de profondeur, les fonds rocheux alternent avec les fonds sableux, où l'on trouve les herbiers de posidonies, plante marine protégée.
Au-delà de quinze mètres, on trouve des zones d'éboulis issus de l'érosion des falaises. La turbidité de l'eau favorise la présence du coralligène dès vingt mètres de profondeur. Cet écosystème, très intéressant pour les plongeurs et les pêcheurs, renferme une multitude d'espèces qui profitent de la présence de cavités et fissures : mérou, corb, sar, grande cigale, date de mer, langouste, corail rouge...
Au-delà de quarante mètres, le sable est prédominant. C'est à partir de ces profondeurs que peuvent se rencontrer le grand dauphin ou le rorqual commun.
Plus au large, les têtes de canyons commencent à partir de cent mètres. On sait aujourd'hui que les canyons jouent un rôle très important dans les échanges entre les continents et les océans, et constituent des "conduits" concentrant les transferts d'énergie et de matière. Ils représentent donc des secteurs d'intérêt particulier pour les ressources vivantes et jouent un rôle dans la stabilité des pentes continentales, en contrôlant le transport et le dépôt de sédiments sableux.
Depuis l'installation du laboratoire de biologie marine Arago à Banyuls-sur-Mer en 1882, le monde scientifique n'a jamais cessé d'étudier les richesses de cette "mer catalane". En 1974, la seule réserve naturelle strictement marine en France y a été créée : elle représente aujourd'hui un exemple réussi et intégré de protection du milieu marin.
Sous une forme adaptée aux réalités actuelles, la création d'un parc naturel marin dans cette zone se situe donc dans la continuité des études, des débats et des réflexions menées localement depuis de nombreuses années.
source: Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.
Le site désigné se superpose au projet Natura 2000 de la côte des albères en cours.
Dans les propositions de gestion du site , des mesures concernant la chasse sous marine sont avancées:
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Sous objectifs
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Stratégies de gestion
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Actions
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Maîtriser le développement de la chasse sous-marine
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N'autoriser la pratique de la chasse sous-marine qu'aux titulaires d'une déclaration de chasse délivrée par les AFFMAR.
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Augmenter le nombre des contrôles par les autorités compétentes.
Elaborer un document pédagogique pour une pratique respectueuse de cette activité (espèces cibles, taille des espèces, quantités, respect de la réglementation et des consignes de sécurité : balisage en surface).
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Interdire cette pratique sur les zones les plus sensibles.
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Mise en place d'une étude pour déterminer les sites les plus fréquentés par les chasseurs sous-marins et évaluer la quantité de poissons prélevés dans le milieu.
Interdiction d'organisation de concours de chasse sous-marine.
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commentaires à suivre......
FCSMP n'est pour l'instant pas véritablement représentée dans la région.... mais, comme d'habitude, si vous souhaitez être partie prenante du projet et réprésenter votre pratique dans les concertations à venir, ne perdez pas de temps: Adherez à FCSMP et contactez-nous,nous vous en donnerons les moyens.
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