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CR de la réunion
« atelier de concertation » avec le GIP des calanques, futur opérateur
du parc des calanques du 4 septembre 2009.
Objectifs de la réunion :
présentation des propositions de FCSMP pour une pêche responsable et durable dans le PNC.
Personnes présentes : Alessandra Accornero, chargée de mission « mer » et Benjamin Durand directeur adjoint du GIP des calanques
Alex Sassatelli responsable Bouches du Rhône de FCSMP et Gilles Audoly chargé de mission FCSMP.
Objectifs de la réunion : présentation des propositions FCSMP pour une pêche responsable et durable dans le PNC.
Alessandra
Accornero nous expose sa problématique : faire l'inventaire des zones
de réserves proposées par les usagers, et nous confie sa difficulté de
retranscrire sur ses cartes les zones ayant des terminologies
différentes selon les interlocuteurs ou les supports. Avec par exemple
« la calanque du gardien » inconnue pour elle, ou le terme de seinche
impossible à trouver sur un dictionnaire. En novembre-décembre 2009,
elle proposera des zones réserves et des mesures de gestion afférente à
l'adhésion des usagers.
Nous exposons que nous ne souhaitions
pas discuter seulement du détail des zones mais que nous aurions voulu
avoir une discussion ouverte sur l'ensemble des mesures de gestion, des
problématiques que posent la création du parc :
1- Interdictions existantes :Contrairement
à ce qui avait été proposé par le GIP l'interdiction hivernale de la
bande des 100m de Callelongue à Cap Morgiou sauf le samedi et dimanche
sera conservée. Nous faisons remarquer que cette interdiction est déjà
une restriction imposée aux seuls csm, pas pour l'ensemble des «
loisirs ». Donc le pb de l'équité des mesures de restrictions se pose
de façon prépondérante pour nous. Le GIP pense que la restriction est
imposée pour la semaine et dans la mesure où les « loisirs » s'exercent
majoritairement le week-end ce n'est qu'une contrainte minime. On
présente que l'esprit des règles est ciblée anti csm, alors que déjà
c'est l'activité loisir la plus contrainte par la réglementation
actuelle.
2-Equité des mesures :
Le GIP dit que les règlementations ne seront pas identiques pour toutes
les formes de prélèvements, les pros vivent de la pêche et donc ils
n'auront pas les mêmes contraintes que les loisirs. A cela nous
rétorquons que si les mesures de gestion sont prises que sur les modes
de prélèvement qui impactent qu'à la marge comme c'est le cas pour la
csm, elles ne produiront aucun effets. Nous soulevons le problème du
chalutage qui est le plus impactant. Le GIP dit que cette forme de
pêche est déjà interdite dans la zone du PNC puisqu'elles correspondent
à des profondeurs inférieures à 100m et à moins de 1 miles des côtes.
D'après les précédentes réunions nous craignons le contraire puisque
les professionnels ont répété qu'ils continueraient leurs pratiques.
Nous faisons encore remarquer qu'il n'existe aucune information sur les
prélèvements des professionnels. Le GIP l'admet et regrette que
contrairement à la prud'homie de la Ciotat qui collabore ouvertement et
est prête à faire des efforts de mesures de gestion à Marseille
l'esprit soit différent. Une logique de court terme affolante. Le GIP
est conscient de la situation mais visiblement n'a pas de solution pour
le moment.
3- Gestion globale :
Nous leur faisons part de notre réflexion sur une gestion globale avec
les mesures à prendre qui dépassent le cadre du parc, et avoir, en
intégrant dans un processus de gestion les zones voisines au parc (par
exemple de l'étang de Berre favorable à l'alevinage des loups et
dorades). Ces mesures devraient s'inscrire dans un cadre dynamique,
c'est-à-dire, susceptible d'être modifiées en fonction des résultats
produits. Donc pour cela instaurer des mesures de suivi. Le GIP a déjà
essayé d'intégrer au processus de création du parc les zones voisines,
comme le parc marin de la cote bleue. Ce dernier refuse d'intégrer le
processus. Pour ce qui est des zones adjacentes même si c'est
intéressant, cela leur parait trop de travail et ils sont largement
débordés dans la limite actuelle du parc. Pour le suivi le GIP a une
vague idée de ce que cela représente, avec un minimum de 5 ans de suivi
ils pourront adapter les mesures de gestion.
4- FCSMP peut-elle être partenaire et intégrer le conseil d'administration du GIP ? puis du parc ? Oui,
c'est parfaitement possible. Ils ont reçus beaucoup de demandes ces
derniers temps et cela sera décidé en AG. Nous leur avons fait
remarquer que notre demande est déjà faite depuis un an environ, mais
que nous avions reçu une réponse courtoise mais négative. Pour Benjamin
Durand il faut refaire une demande, c'est une sorte de formalité.
Affaire à suivre.
5- Calendrier prévisionnel :
Pour l'immédiat ils n'ont pas de calendrier précis avec des dates des
prochaines réunions. Le leitmotiv qui ressort constamment dans leur
propos c'est qu'ils sont débordés, même le CNPN leur ont fait remarqués
qu'ils pourraient embaucher du personnel !
-projet de charte du parc : fin 2009
-soumission aux acteurs : 1er trimestre 2010
-phase consultative
-phase d'enquête publique
-parc 2011
6- Création d'un forum d'échange ou site internet interactif :
ils ne sont pas dans cet état d'esprit et ils auraient des difficultés
logistiques à le faire. Ils ont lancé la lettre d'infos du parc, la n°1
est faite. La communication du GIP est en cours de développement. Nous
avons présenté rapidement l'intérêt d'un forum, et qu'une petite
association comme nous l'avait déjà mis en place et ne pouvait plus
s'en passer. Les échanges d'informations sont essentiels pour faire
évoluer les mentalités. D'ailleurs nous regrettons de ne pas disposer
des propositions des autres usages. Le GIP préfère bloquer
l'information à la source pour éviter toute fuite qui desservirait leur
démarches. Nous faisons remarquer qu'il aurait été souhaitable d'avoir
l'ensemble des propositions avant la réunion de concertation prévue en
novembre -décembre pour les étudier. Impensable pour eux !
6- Zones de réserve :
Sur la base des impératifs du GIP de voir près de 20 % du territoire du
parc en zone protégée nous avons proposé certaines zones (voir fichier propositions fcsmp Calanques). Le GIP est agréablement surpris de la qualité du travail,
reconnaît son intérêt, demande de conserver les documents. Toutes les
zones proposées ont été discutées et argumentées pour faciliter
l'activité des csm.
7- Les quotas : Notre
proposition de quotas (8 poissons 3 céphalopodes) est jugée exagérée
pour une pêche destinée à la consommation familiale par Alessandra
Accornero et Benjamin Durand.
Conclusions :
Nous
avons eu l'impression que les difficultés du GIP sont associés à une
mauvaise méthode de travail qui n'apparait pas à la mesure des ambitions de création
d'un parc national de cette ampleur. Leur démarche manque de transparence
et de cohérence. En l'état, le projet actuel est très en retard sur le
planning prévu. La course contre la montre que le GIP est entrain de desservir l'ensemble des usagers pour les phases finales de
concertations. Si l'accueil sceptique de nos propositions se confirme
nous refuserons d'adhérer à la concertation finale.
Nos
propositions ont été établies après une large concertation de nos
cadres et de nos adhérents. Elles s'entendent dans leur globalité, nous ne
pourrions pas accepter de les voir tronquées ou modifiées sans risquer
de remettre en cause la signature de FCSMP à la concertation.
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