09/05/10 : Concertation Pertuis Charentais II |
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En conclusion pour ce qui concerne notre sport-loisir-passion
La mission d’étude Pertuis/Gironde a bien retenu notre fonction de sentinelle et d’observateurs privilégiés, points sur lesquels nous avons insisté tout au long de nos entretiens avec Mr Colas et ses assistants.
L’Agence des Aires Marines protégées a d’ailleurs rédigé un rapport référentiel servant de base de travail sur les « Sports et loisirs en mer ». Ce référentiel fait un état des lieux des pressions potentielles que les activités nautiques sportives et de loisir pourraient exercer sur les habitats et espèces Natura 2000. Il indique clairement que:
« la pêche sous marine est une activité très sélective car elle cible les espèces et les individus de grande taille » et qu’elle « ne constitue qu’une faible proportion des prélèvements halieutiques comparés aux prélèvements des autres types de pêche de loisir et de la pêche professionnelle. »
« La pêche sous-marine est une des seules techniques de pêche récréative où chaque cible est sélectionnée individuellement, par conséquent cette activité n’induit pas de captures accidentelles » et qu’elle « n’amène pas à une surexploitation des ressources pour la plupart des espèces, et car cette méthode de pêche est sélective, restreinte aux eaux de faible profondeur, n’induit pas de prises accessoires, n’utilise pas d’appât, ne cause pas de dommage sur les habitats, ne nuit pas aux espèces en danger, et ne produit pas de pollution. »
« De plus, les pêcheurs sous-marins fréquentent des sites très disparates (contrairement aux sites de plongée qui sont généralement bien identifiés et donc très fréquentés), et ne se déplacent généralement pas en groupe mais plutôt individuellement. La pression exercée sur les habitats peut donc être considérée comme négligeable. »
« Aucune pression sur les habitats n’a été reportée à ce jour. »
« Les espèces de poissons d’intérêt communautaire ne sont généralement pas ciblées par la chasse sous-marine. »
Notre activité n’est donc logiquement pas montrée du doigt, bien que le sous groupe « 1 : pêche de loisir » du groupe « C : usages de loisir et professionnels associés » indique un axe principal de réflexion potentiel de « sensibilisation des pêcheurs récréatifs à des prélèvements limités de la ressource , dans le respect de ce que peut supporter le milieu».
Mais cela interesse essentiellement les pêcheurs à pied qui ont du souci à se faire à la vue des résultats des récentes études d’impact sur le milieu présentées en réunion des groupes de travail par l’association IODDE (Ile d’Oléron Développement Durable Environnement).
Mais même si ces remarques ne nous concernent pas, nous serons vigilants et continuerons à participer aux prochaines discussions lors des futures réunions, comme à l’accoutumée.
Luc LELAIDIER
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