FCSMP - Pêche et chasse sous-marine passion
Accueil arrow Aires Marines Protégées arrow Parcs Marins arrow 08/10/10 : Enquête relative aux pêches récréatives dans le PNMI
FCSMP - peche et chasse sous-marine passion FCSMP - fédération chasse sous-marine passion FCSMP - fédération chasse sous-marine passion FCSMP - fédération chasse sous-marine passion

Boutique FCSM Passion

Menu forum

Forum Spearboy
RSS FCSMP

08/10/10 : Enquête relative aux pêches récréatives dans le PNMI

Convertir en PDF 
 

pointe_de_lostmarch.jpg

En 2010, le Parc Naturel Marin d’Iroise (PNMI) a mandaté la société FYM Conseil pour réaliser une étude sur les pratiques de pêche loisir des personnes résidant en Finistère. Après lecture et analyse du rapport de synthèse, la FCSMP vous livre son point de vue concernant la partie intitulée « pèches de loisirs ou récréatives »

Si globalement l’étude se révèle assez décevante au niveau statistique (peu d'éléments nouveaux), nous avons néanmoins apprécié l'objectivité dans la description de notre pratique, qui est reconnue comme la forme de pêche la plus sélective et la moins impactante sur l’environnement.

=> Télécharger le rapport du PNMI


L’enquête

D’emblée, nous remarquons que la plupart des chiffres cités en référence dans cette étude ne sont pas nouveaux puisqu’ils sont tirés d’enquêtes ou de sondages antérieurs (Etudes BVA / Ifremer de 2004 et 2005 par exemple). Rien d’étonnant à ce que certaines idées ou clichés perdurent !

Le sondage réalisé par la société FYM Conseil en avril 2010 permet de vérifier la cohérence des données globales antérieures en ciblant les pêcheurs loisirs résidant dans le Finistère. La base du sondage nous semble néanmoins très discutable car elle ne s'adresse qu'aux pêcheurs locaux. L’étude fait donc volontairement l’impasse sur les quelques milliers de touristes qui fréquentent ce département au patrimoine maritime exceptionnel. Est-ce très logique ?

La synthèse ne nous renseigne ni sur l’échantillonnage, ni sur la méthode employée. Dommage ! De plus, les chiffres de capture sont partiels ou incomplets (par exemple, les prélèvements de la pêche du bord ne sont pas publiés). Sans doute une manière de masquer la faiblesse de l’enquête.

 
pnmi-fig1.jpg
 
Le nombre de pratiquants
 
Parmi l’ensemble des activités de pêche récréative, la pêche à pied est largement la plus prisée (près de 72% des personnes interrogées !). En comparaison, la PSM est pratiquée par 9% des pêcheurs. En appliquant ce ratio au nombre total de pêcheurs du département, nous aboutissons à 10 000 PSM, ce qui semble cohérent par rapport aux 11 000 déclarations aux affaires maritimes pour le Finistère en 2008.
 
 
Les espèces ciblées

Commençons par une lapalissade : selon l’activité pratiquée, les pêcheurs récréatifs ne ciblent pas forcément les mêmes espèces. Si les coquillages sont exclusivement recherchés par les pêcheurs à pied, les crustacés et les poissons capturés diffèrent selon les techniques de pêche. A ce titre, l’exemple du maquereau est éclairant : s’il est le poisson le plus pêché par les plaisanciers en nombre et en poids, cette espèce n’est qu’exceptionnellement capturée en PSM. A l’avenir, il conviendra de bien différencier les impacts de chaque pratique afin d'éviter les généralités.

Dans la zone du PNMI, les PSM capturent principalement des araignées (40% du poids total des prises), le reste des prises se répartissant entre plusieurs espèces de poissons : lieus, bars, sars, mulets, dorades, plats, … Cette statistique corrobore les observations de terrain : l’activité PSM bat son plein lors de la présence des araignées près des côtes, c'est-à-dire entre avril et juillet. En dehors, les pratiquants sont beaucoup plus dispersés : moins nombreux et répartis sur des zones plus étendues.

Si le bar reste LE poisson emblématique en Iroise, sa capture reste relativement limitée pour les PSM : 10 à 15% du poids total des prises, soit  un poids moyen de l’ordre de 5-6 kg par an et par pêcheur. En additionnant l’ensemble des PSM, nous arrivons à un prélèvement annuel global estimé entre 35 et 50 tonnes. Négligeable par rapport aux bolincheurs et aux fileyeurs qui chalutent sur les frayères (un bon coup de filet peut rapporter plus de 10 tonnes en une journée !!).
 
Rappelons que ces chiffres datant de 2002 sont à interpréter avec toutes les précautions d’usage.

 
Les spécificités de la PSM

Malgré la disparition de la déclaration obligatoire aux affaires maritimes en 2009, la PSM est décrite comme l’activité la plus fortement règlementée : textes d’encadrement, interdictions et restrictions spécifiques (espèces, périodes, zones). Côté positif : ceci induit une bonne connaissance générale de la règlementation de la part des pratiquants.

Seule activité de pêche pratiquée sous l’eau, les pratiquants sont plutôt jeunes et sportifs (profils plus âgés pour les autres formes de pêche). La PSM induit une sélectivité maximale grâce au choix visuel de la cible (pas de capture accidentelle, sélection des prises, …). La
pression exercée sur les habitats est jugée négligeable.

La PSM est donc explicitement reconnue comme la forme de pèche la plus sélective et la moins impactante sur l’environnement.
 
 
Les interactions entre pêcheurs

Des conflits d’usage existent entre PSM et les autres plaisanciers ou les pêcheurs professionnels même s’ils sont rares. Nous aurions aimé en savoir plus sur les principales raisons de ces frictions :

  • •    conflits lors des mises à l’eau
  • •    zones de pêche commune
  • •    problème de signalisation et de sécurité
  • •    non-respect des distances règlementaires
  • •    autres raisons ?
 
Vraisemblalement un peu de chaque.
 
 
Conclusion

Si nous apprécions dans cette synthèse la description objective de l’activité PSM, nous sommes par contre déçus par les chiffres - toujours les mêmes !  - qui sont rapportés. Ce manque cruel d'informations fiables et régulièrement réactualisées sur la pêche plaisancière en général nous amène à en réclamer des nouveaux, irréprochables d'un point de vue de scientifique, pour que les décisions à venir soient bien éclairées. La FCSMP, en tant que signataire de la charte d'engagements et d'objectifs pour une pêche maritime de loisir éco-responsable défendra cette position dans le comité de suivi.
 
Nous notons avec une grande satisfaction que notre activité, souvent décriée dans le passé par nombres d'acteurs (sûrement par méconnaissance), est  aujourd'hui reconnue comme la pratique la plus règlementée, très sélective et sans impact pour les habitats. Après quelques années passées à nous battre pour nous faire entendre et reconnaitre, nous mesurerons aujourd'hui à quel point la PSM est déjà pleinement engagée dans cette voie de pêche durable et de pratique responsable.
 
Tout le travail accompli depuis près de 8 ans par la FCSMP (charte du pêcheur sous-marin , tableau des mailles biologiques et éthiques , implication dans les AMP, réflexions et actions sur le suivi des espèces , sur l'environnement , ...) démontre la justesse et la pertinence de notre démarche qui va pouvoir servir au-delà des frontières "naturelles" de la PSM.
 

Pour aller plus loin :

 Article FCSMP : Pêche éco-responsable, ce n'est qu'un début ! 

 Article FCSMP : le PNMI doit clarifier sa démarche !  

 Article FCSMP : Enquete Ifremer sur la pêche au bar en 2009  

 

 

 
 
 

 

   


A lire aussi:


Commentaires utilisateurs  
 

Evaluation utilisateurs

   (0 vote)

 

Aucun commentaire posté

Ajouter votre commentaire



mXcomment 1.0.9 © 2007-2012 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved

Identification

Advertisement
© 2012 FCSMP - Fédération Chasse Sous-Marine Passion - pour la défense de la chasse sous-marine